Lanaudière… moutons, carottes, bâtons!

17 mars, 2008

Jardins oubliés, de 1860 à 1960

Classé sous Participer,Traditions — Marie-Odile Lebeau @ 13:21

Voici un site gouvernemental offrant des photos illustrant un patrimoine horticole menacé et plusieurs jardins  aujourd’hui disparus du Québec…. avec leur contexte social,  mode de vies et savoir faire …:

 http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/expositions/documents/jardins-ft.pdf

Selon l’héritier Redford des jardins de Métis, peu de jardins de cette catégorie d’accomplissement auraient existé dans notre région à l’époque dont témoigne cette collection.

Mais… peut-être avez-vous des témoignages, photos, illustrations à partager, représentatives de nos vieux jardins lanaudois survivants ou disparus  et de leurs coquetteries particulières… vérandas, sentiers, façades, allées bordées d’arbres,massifs de fleurs et arbustes…?

Hors de ces jardins spectaculaires et entretenus avec soin qui supposent l’étalement d’une certaine richesse, trouverez-vous parmi vos souvenirs quelque trésor plus humble… illustrations capables d’évoquer

Un passé paysan dont les jardins étaient une part de fierté et de bonheur non négligeable…  jardins utiles et ornementaux anciens de notre région… 

Les charmes fantaisistes des domaines de villégiature et camps de vacances…

La poésie des ilots humains accrochés aux paysages naturels accidentés des collines, lacs et rivières qui caractérisent Lanaudière… pour la vie ou les vacances!

Merci de partager ces trésors avec nous. En cette époque de remise en question de toutes nos façons de faire avec l’environnement domestique, forestier et agricole, une bouffée de fraîcheur venant des ancêtres ne sera pas superflue.

Marie-Odile Lebeau

12 mars, 2008

« Les arbres remarquables dans Lanaudière », le patrimoine oublié, par Bernard Contré

Classé sous Participer,Traditions — Marie-Odile Lebeau @ 11:28

L’objectif de mettre en valeur notre patrimoine arboricole remarquable dans la région est plus que jamais d’actualité. Le plus souvent nous nous penchons sur l’aspect commercial des parties ligneuses de l’arbre ou encore sur la valeur ou la protection de milieux particuliers renfermant une flore remarquable. À travers tout cela la valeur unique d’un arbre centenaire ou bicentenaire est très souvent passée sous silence. Ils peuvent être génétiquement supérieurs et ont très souvent une histoire fascinante à connaître. Ces essences arboricoles ne possèdent aucun statut politique « rare » ou  « remarquable » et ne bénéficient d’aucune protection si ce n’est que l’attention positive des propriétaires et des villes. Les arbres de grandes tailles sont trop souvent encombrants, proches des maisons, trottoirs de rue, ou trop proche des voisins. Pourtant, ils font partie de l’architecture visuelle en embellissant le paysage en toute saison et en tout lieu. Certaines  essences plus petites en taille (petits arbres et gros arbustes) peuvent devenir centenaire sans toutefois attirer l’attention.

Dans Lanaudière, plusieurs espèces d’arbres peuvent être considérées rares ou peu fréquentes sans toutefois l’être à l’échelle provinciale. Nous n’avons qu’à penser aux espèces indigènes comme les caryers, érables noirs, ormes liège et rouges, charmes, ou à d’autres espèces introduites comme les noyers noirs, châtaigniers, ginkgos, etc.

Historique 

Comme producteur d’arbres je me préoccupe de la valeur de nos arbres depuis que j’ai commencé à chercher des semences. Cela m’a amené avec le temps à avoir une bonne vision des essences peu fréquentes et celles qui atteignent de grandes tailles. Je peux dire que j’ai vu un déclin évident de la présence des grands ormes blancs qui embellissaient nos régions urbaines. Il y a aussi un déclin moins connu mais réel des grands noyers cendrés affectés par des maladies fongiques.  L’idée de répertorier les arbres remarquables puis d’en sélectionner les champions, à ma connaissance, remonte à 1977, quand la SAJIB du Jardin Botanique de Montréal  a mis sur pied une première liste de champions pour chaque espèce d’arbre au Québec. Inspiré de cela, en 1994 un travail plus complet fût exécuté et supporté par plusieurs partenaires forestiers sollicitant des appels aux candidatures auprès du public. Un guide fût alors conçu. Malheureusement l’engouement n’a été que bref et seule Suzanne Hardy de Québec créa par la suite un organisme,  Enracinart, qui poursuit à ce jour la vocation de répertorier les champions québécois et de promouvoir leur protection.

Près de 1000 arbres y sont répertoriés dont 600 se distinguent, sur 250 espèces, variétés et cultivars (article dans : cyberpresse.ca). Dans Lanaudière, J’ai identifié un bon nombre d’arbres remarquables et rares et  je continue toujours, à travers mes déplacements, à répertorier ceux qui ont du potentiel à cette fin. Plus le temps passe et plus je me rends compte de la richesse que nous avons et qui est digne de mention. Malheureusement j’ai aussi une longue liste d’arbres champions coupés à ce jour.

L’objectif   

En premier, on doit déterminer le plus clairement possible ce qu’est un arbre remarquable. Tout est une question de rapport, de rareté, d’âge, de comparaison et même d’opinions, car il n’y a pas d’échelles préétablies ou bien définies. Cela se fait surtout à partir de l’expérience personnelle des intervenants ou experts dans le domaine qui  peuvent définir que : 1. c’est exceptionnel, 2. c’est remarquable, 3. c’est peu commun, 4. c’est appréciable, etc.  Cependant voici des indices pertinents à partir des recensements faits au Québec et dans Lanaudière. Les dimensions des plus gros sujets de chaque espèce seront les références de base et vous indiqueront assez facilement si vos observations portent sur des arbres remarquables et à quoi ils sont comparables. Nous verrons quelques exemples plus loin d’arbres champions à l’échelle provinciale et locale.

À quoi cela peut-il bien servir ?

1) À, peut-être, qui sait, la préservation de notre flore exceptionnelle et qui met tant d’année à pousser (en 2007, la ville de Montréal à adopté une lois de protection pour ses arbres remarquables)! On coupe des arbres un peu trop sans conscience du patrimoine végétal exceptionnel ou rare.

2) À éduquer les gens à mieux connaître leurs arbres ? Le domaine sylvicole ou arboricole est assez hermétique au Québec si on le compare à l’Europe et trop de gens ignorent les espèces arboricoles et leurs utilités.

3) Avec le temps, un certain portrait pourrait être défini et révèlera une réalité tangible de grande valeur. Tôt ou tard on finira bien par s’y intéresser car ça rejoint « les valeurs patrimoniales » de notre histoire et territoire.

Vous, amateurs d’arbres, pouvez faire connaître vos découvertes (voir plus bas comment recueillir les données de mesure) et les comparer avec celles que j’ai accumulées depuis 20 ans. Même si pour l’instant cela reste au niveau « loisir ». En retour, seuls les participants seront en mesure de connaître  les informations sur les arbres champions de Lanaudière et les surprises de notre territoire.

L’objectif ne consiste pas forcément à trouver un champion par espèce comme ce fut le cas lors du concours en 1993-94 mais bien de recenser le plus possible les plus remarquables spécimens de chaque espèce (ce qui signifie la plupart du temps les plus gros *). De plus, le système de pointage utilisé pour ce genre de mesure restera très secondaire. Certains arbres d’une même espèce développent une silhouette fort différente selon leurs situation et croissance et les comparer serait inutile. Il est plus utile de répertorier 25 individus remarquables de grande taille qu’un seul champion de taille exceptionnelle.

* La question de grosseur signifie la plupart du temps la circonférence du tronc. Cette importance doit être révisée car en réalité « la masse ligneuse totale » de l’arbre reflète mieux la réalité. C’est malheureusement plus difficile à déterminer.  

Procédures pour participer : 

1.      Si possible prendre une photo du candidat proposé. L’arbre au complet serait souhaitable. À la mesure de vos connaissances, le nom de l’espèce et variété s’il y a lieu. Une photo des feuilles et fruits pourrait être accompagnée si vous désirez une identification plus précise.

2.      Mesurer la circonférence du tronc (cm ou pouce), la plus petite à 1.4 m. du sol. Très souvent un arbre à un double tronc, ce qui peut représenter 2 arbres fusionnés, et la mesure est alors prise à raz du sol dans ce cas.

3.      Mesurer approximativement la hauteur et largeur du port (en plaçant 2 bornes aux extrémités sous la couronne on mesure assez précisément l’étalement. Cela nous aide à déterminer la hauteur (en comparant avec l’étalement).

4.      Mentionner d’autres informations pertinentes comme l’âge, si connu, l’état de santé et l’historique, s’il y a lieu.

5.      Localiser l’arbre : adresse, lieu, ou suffisamment de détails pour le retrouver. Laissez libre la divulgation de la précision du lieu s’il y a contrainte du propriétaire.

6.       Faire parvenir le tout par courrier à l’adresse suivante avec ses coordonnées à : Bernard Contré 55 Chemin Lafeuillée, St-Charles-Borromée, Qc. J6E 7Y8 ou  par courriel lafeuillee@intermonde.net. Une réponse et des commentaires vous seront transmis. 

Quelques informations concernant nos arbres remarquables 

Il est assez facile d’observer les arbres les plus gros et haut dans notre environnement. Les plus communs sont : Le peuplier liard (Populus deltoïdes) qui atteint facilement 30 m et 2 m de diamètre de tronc. L’orme blanc (Ulmus americana) atteint lui aussi 30 m et déploie un houppier en forme de vase. Le pin blanc peut dépasser 30 m et situation forestière, c’est notre plus gros pin. Les saules fragiles, blancs et pleureurs (Salix sp.) ont des troncs massifs mais dépassent rarement 20 m. Par contre, quantité d’essences, légèrement plus petites ou surtout à croissance plus lente, demandent plus d’observations pour les identifier comme « remarquables » Les chênes rouges et à gros fruits dépassent rarement 25 m. et peuvent pourtant être plus âgés que les peupliers. L’érable rouge, les frênes, les caryers, le noyer cendré, l’ostrier, par exemple, poussent lentement après 50-75 ans et il faut assez d’observations et de comparaisons pour savoir les classer comme remarquables ou communs. Plus difficiles encore sont les essences de taille moyenne à petite car elles passent inaperçues et vivent en général moins longtemps. Pensons par exemple aux arbres fruitiers et  aux vignes.

À titre d’exemples voici quelques arbres dans le grand Joliette qui méritent le titre d’arbres remarquables pour leurs dimensions. Cela vous guidera à comparer vos trouvailles:

Orme liège (Ulmus thomasii) le grand Joliette possède 8 gros ormes de cette espèce dont 4 ou 5 sont les plus gros à l’échelle du Québec. Ces ormes viennent inévitablement des populations naturelles de la région calcaire St-Thomas et avoisinantes et doivent être centenaires pour les plus vieux, même si, à première vue, ils sont seulement de taille respectable.  L’un situé sur Manseau, près de St-Anne. Un autre se situe tout près de l’ancienne école Lajoie.

Orme rouge (Ulmus rubra) Un gros spécimen localisé au Centre de Psychiatrie Infantile, à Saint-Charles-Borromée. 

Peuplier Liard (Populus deltoïdes) Le plus gros se trouve près de la rivière L’Assomption, derrière le CEGEP. Plusieurs autres de dimension semblable se rencontre dans le sud de Lanaudière (Berthierville, L’Assomption, Lavaltrie). Un peut qualifier l’espèce au Québec comme la plus imposante de toutes les espèces arboricoles.

Orme d’Amérique (Ulmus americana) situé à l’ancienne résidence de Jean Fontaine, Notaire sur Saint-Charles-Borromée Sud.

Chêne à gros fruits (Quercus macrocarpa) situé à l’angle des rues Manseau et Sainte-Anne.

Chêne rouge (Quercus rubra) 2 spécimens de forme différente se trouvent : l’un sur Manseau et l’autre à l’angle St-Louis et Ste-Angélique. 

Érable argenté (Acer saccharrinum) Un gros spécimen de forme large (deux troncs) en face du parc Renaud.

Tilleul à grandes feuilles (Tilia americana) Un des plus gros au Québec situé sur St-Charles-Borromée coin St-Louis.

Peuplier de Lombardie (Populus nigra var.Italica) Derrière le CEGEP de Joliette aux abords de la rivière.

J’ai recensé dans notre région des individus de tailles équivalentes ou supérieures à plusieurs champions du répertoire « Les arbres remarquables du Québec » de 1994. Entre autres, Un bouleau jaune à Ste-Béatrix, un châtaignier d’Amérique à St-Gabriel, un cerisier tardif et un érable à sucre à St-Norbert, un pin blanc à Mascouche et un autre à Rawdon. Une liste beaucoup plus longue pourrait être citée regroupant des essences âgés ou de grande taille dispersées sur l’ensemble du territoire lanaudois. Dans un avenir proche qui sait nous pourront créer un guide ou répertoire sur les arbres remarquables de Lanaudière.

Bernard Contré

Mars 2008

26 février, 2008

S’attendrir, s’étendre sans attendre… sur l’escalier rond d’autrefois

Classé sous Traditions — Marie-Odile Lebeau @ 16:36

S'attendrir, s'étendre sans attendre... sur l'escalier rond d'autrefois dans Traditions escaliersronds1

À gauche: À Saint-Alphonse, aménagé en 2005… le palier est fait dans un ancien moule  de pin jaune, une espèce qui serait aujourd’hui disparue. Le moule de la fonderie Vessot de Joliette a été acheté de l’antiquaire retraité Robert Mondor, d’un lot varié de morceaux plus ou moins intacts de ces ouvrages précis aux formes souvent étranges… Leur fonction pratique ancienne nous échappe déjà… Les contours de l’escalier de béton avec insertion de tessons de diverses origines (vieille vaisselle, granit, marbre, verre…) sont encerclés par une finition de bois de grange récupéré. Tout ce bois est fréquemment traité à l’huile de lin bouillie diluée de térébentine. Ce traitement donne une protection hydrofuge assez efficace, à renouveler souvent, tout en nuançant le bois d’une belle teinte chaude, et constitue une excellente façon d’éloigner maringouins et brûlots de cet espace d’accueil et de repos à la fois…. 

A droite: Photo d’archives représentant un escalier d’autrefois à l’Assomption.

 

23 février, 2008

Traditions

Classé sous Traditions — Marie-Odile Lebeau @ 15:19

Cet espace est destiné à recueillir vos témoignages sur les traditions d’occupation et d’utilisation de l’habitat forestier et des champs de notre région…

Vieilles méthodes de cueillette, recettes de cuisine, trucs pour les cultures ou l’élevage, la conservation,  témoignages sur les rythmes des jours et des saisons,  installations de chantier où d’habitation…photos, récits, lettres d’archives…

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