Lanaudière… moutons, carottes, bâtons!

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30 mars, 2008

Place aux orties, place à l’orpin…et place aux gens d’ici!

Classé sous D'ici et dans mon assiette — Marie-Odile Lebeau @ 7:25

Parmi les acteurs du milieu impliqués dans les comités de citoyens s’intéressant à l’agriculture multtifonctionnelle et à l’agroforesterie en Matawinie, nombreux sont les passionnés qui transportent un long bagage de cohabitation avec notre environnement naturel.

En voici un témoignage éloquent à travers deux courtes vidéos, cueillies sur le site www.jardinssauvages.com, illustrant les compétences d’un cueilleur et transformateur de tradition, François Brouillard, de Saint-Roch de l’Achigan. Plusieurs membres de cette famille de cueilleurs artisanaux s’appliquent à partager avec nos citoyens matawiniens les connaissances indispensables à une valorisation prudente et judicieuse de nos denrées sauvages. Ils travaillent en réseau avec beaucoup d’associations disséminées dans l’ensemble du Québec et déplorent l’absence actuelle de groupes de cueilleurs bien organisés en Matawinie. Plusieurs de ces associations ont un caractère social et bénéficient d’une aide régionale importante pour associer entre elles diverses occupations à caractère saisonnier avec une gestion viable et responsable des disponibilités en ressources humaines…

À travers les deux excellents documents vidéos, que vous pouvez visionner en cliquant sur les liens ci-dessous, vous comprendrez un peu mieux l’intérêt d’une adventice commune des jardins, l’ortie, et de l’orpin des bois, dont vous connaissez probablement toute la gamme des proches parents cultivés pour l’ornement. Dans les deux cas on peut en faire la culture pour augmenter l’accès à la ressource, mais le coureur des bois vous indiquera l’intérêt particulier d’une cueillette en sous-bois…

http://www.jardinssauvages.com/index.php?nom=video&res=orti/ http://www.jardinssauvages.com/index.php?nom=video&res=orpin/

Bon visionnnement!

Marie-Odile Lebeau

24 mars, 2008

De jour comme de nuit, mieux boire et mieux rêver avec des « thés » d’ici…Bienvenue en Matawinie, à la Capitainerie

Classé sous D'ici et dans mon assiette,Une écologie inclusive... — Marie-Odile Lebeau @ 21:14

Le jour, à la Capitainerie  La nuit, à la Capitainerie

La Capitainerie constitue l’une des  haltes du circuit de la Ligne du Promontoire  (voir le lien). De petits groupes de formation viennent s’y ressourcer à l’occasion de séjours organisés dans le cadre des visites de jardins. Ils s’y désaltèrent autour d’un « thé » local qui n’a rien à voir avec le camelia sinensis (le thé à proprement parler, qui nous vient d’Asie) et n’en est pas moins délicieux et salutaire. Les produits utilisés sont purs et frais, généreusement prodigués par l’environnement immédiat. Celui-ci, aménagé avec économie,  pullule de beautés utiles, naturelles ou cultivées.

C’est l’occasion rêvée de se retrouver plus dépaysé et ancré à la fois, en savourant l’alliage hétéroclite d’artéfacts et de productions artisanales qui se retrouvent rattachés avec sens et modestie dans leur intégration au lieux… En font partie les plantes du jardin et des alentours entrant dans le bouquet de feuilles et fleurs fraîches infusé sur place, selon les parfums du moment… Parmi les plus fines sélections entrant dans les préparations de « thé local », citons les espèces de prédilection: la monarde, monarda didyma  (« thé d’Oswego »); la menthe à feuilles rondes, mentha rotondifolia; l’hysope faux fenouil, agastache foeniculum; le thym citronné, thymus citriodurus; la mélisse citronnelle,  melissa officinalis  et le cerfeuil musqué, anthriscus cerefolia. Certaines herbes sont cultivées dans la partie « toit végétal intérieur » du Chalet-Serre (voir le lien). Le baume du Canada, mentha canadensis, est cueilli à l’orée du ruisseau voisin… 

Vous croirez qu’on vous mène en bateau par les proportions fantaisistes de la Capitainerie et son ambiance curieuse d’Arche de Noé moderne aux couleurs à la fois locales et exotiques. Ce qu’on y préserve ne se limite pas à un amour de la vie illimitée sous toutes ses formes, c’est aussi le culte du savoir faire en tout petit, et de le faire « bien » et avec « rien ». Hors des thèmes et morales du bien et des richesses, ce lieux dédié à l’expérimentation sur des aménagements réduits et libres veut permettre qu’émotion et arts de vivre s’y goûtent différemment…

La Capitainerie est avant tout le prétexte à pousser plus loin et concrètement l’exploration d’une liberté et d’une fantaisie de l’ordre de celles qui habitent les roulottes gitanes. Cet univers a mis l’ancre chez nous pour très longtemps et les aménagements et le décor créés nous mènent à réfléchir autour de thèmes bien d’actualité relevant de nos interrogations pratico-pratiques d’habitants des contrées froides: ici  qualité de vie  rime davantage avec organisation et sédentarité… que ce soit pour un court ou long séjour! L’habitacle est donc solide, empreint d’un certain luxe de confort et commodités, et enraciné dans son propre coin de jardin…

Marie-Odile Lebeau

12 mars, 2008

Sur les suites terrain au rapport Pronovost, une réaction de Sonia Béland

Classé sous D'ici et dans mon assiette,Débats et réflexions — Marie-Odile Lebeau @ 21:23

Solidaires dans nos actions

Salut à tous,

Comme plusieurs d’entre vous je suis passionnée dans mes convictions. J’ai travaillé la terre pendant plusieurs années de diverses façons: grand jardin à production presque autosuffisante pour 4 personnes, ceuillette de plantes indigènes et maraîchères pour des amis (Fraîcheur du jour, Ste-Béatrix). Je ne suis plus dans Lanaudière, mais toujours solidaire à la protection de notre environnement. Je travaille maintenant comme intervenante en alimentation afin de stimuler les gens à entretenir de bonnes habitudes de vie. Je fais des ateliers d’alimentation saine dans le quartier de la Petite Bourgogne, avec une population à faibles revenus: population multiethnique, personnes âgées, etc…

J’ai été très heureuse de voir les résultats de la Commission Pronovost. Mais qu’en arrivera-t-il au niveau terrain maintenant? Nos amis qui font de la production bio pourront-ils tenir le coup financièrement jusqu’à ce qu’il y ait des opportunités pour eux? Sur les trois familles que je connais qui ont fait des paniers de légumes et de la vente aux détails, aucune n’a pu en vivre…

J’ai quand même espoir que le tournant environnemental soit assez fort pour que l’agriculture au Québec devienne saine pour tous.

Étant maintenant à Montréal, le travail que je fais me procure le plaisir de stimuler les gens à manger sainement et de les amener au marché pour encourager les producteurs locaux, maintenant le lien entre producteur et consommateur.

Tant qu’il y a de l’espoir ça évolue!

Sonia Béland

Intervenante en alimentation, pour l’Équipe Mobile du Garde Manger pour tous.

Vous êtes invités à commenter cet article et à débattre de la pertinence et des opportunités réelles, dans notre milieu, de favoriser une assiette locale… équilibrée et responsable… 

Quelles voies de consommation et production seront porteuses de solutions collectives viables? Impact écologique? Accessibilité pour tous? Solutions à suggérer?

Voici un lien intéressant pour alimenter vos réflexions, vers un article de Steven Guilbeault: « Agriculture et climat: la solution est dans l’assiette » du 24 janvier 2008 :

http://www.laction.com/article-177702-Agriculture-et-climat-la-solution-est-dans-lassiette.html

 Un autre site intéressant à visiter, le magazine l’état de la planète, collaboration avec le World Watch Institute, offre un article montrant  la reconnaissance actuelle de l’importance stratégique de l’agriculture biologique en termes de sécurité alimentaire et d’environnement dans l’article  du 29-05-2007 : La FAO plébiscite l’agriculture biologique à lire sur le lien suivant: http://www.delaplanete.org/actualite.php3?ref=464

Merci  à l’avance pour votre contribution au débat… qu’elle s’inscrive ici à titre personnel ou au nom d’un organisme du milieu lanaudois ou du secteur d’activité…

Marie-Odile Lebeau 

 

25 février, 2008

Beaucoup de « pour » pour les topinanbours…

Classé sous D'ici et dans mon assiette — Marie-Odile Lebeau @ 19:19

Qui a récolté le dernier des topinambours dans la région? Est-ce encoreYvon Sylvain de la ferme de l’Énergie, à Sainte-Émélie… le 23 février dernier?

Pour qui veut palper de plus près ce beau légume racine et en connaître plus, consultez le lien suivant (fin de l’article) …et visitez-nous à la fête des semences, le 9 mars prochain, au CEGEP Joliette de Lanaudière.

 Voici deux extraits du site ci-haut mentionné:

« Apprêts culinaires

  • Fraîchement cueilli et cru, à la façon des Amérindiens : croquer dedans comme s’il s’agissait tout bonnement d’un radis. Mais on peut encore le râper et le servir en salade : la sauce rémoulade lui convient aussi bien qu’au céleri-rave. Pour éviter qu’il ne s’oxyde, le mettre dans de l’eau citronnée tout de suite après l’avoir râpé.
  • Cuit au four, en robe des champs : peler une fois qu’il est cuit et servir avec du beurre ou de l’huile d’olive, du sel, du poivre, du persil, de la ciboulette. On peut aussi le rôtir au four après l’avoir assaisonné à la sarriette ou avec une autre herbe au choix.
  • Dans un potage ou une crème : réduit en purée, puis mélangé avec du lait de vache ou de soya et assaisonné à la marjolaine.
  • Coupé en tranches et sauté dans un wok à la manière chinoise.
  • En frites ou en croustilles.
  • En jus (par extracteur). Pour quelques sous le verre, on peut profiter de tous les bienfaits de ce jus réputé pour ses vertus régénératives.
  • Apprêter à la vapeur les jeunes feuilles ou les jeunes pousses tout juste sorties de terre.
  • Récoltées à l’automne, les fleurs seront ajoutées aux salades. « 

« Principes actifs et propriétés

Inuline et oligofructose. Les principaux composés actifs du topinambour sont l’inuline et l’oligofructose, des glucides de la famille des fructanes. Ces composés sont présents dans d’autres aliments, tels la chicorée, l’ail, l’oignon, le blé et l’asperge1. Bien que le blé et l’oignon soient les deux principales sources d’inuline et d’oligofructose de la diète nord-américaine, ce sont la chicorée et le topinambour qui en sont les sources les plus concentrées. Ces glucides ne sont pas absorbés par l’organisme, ce qui leur confère des propriétés santé particulières. Ces propriétés n’ont pas toutes été étudiées chez l’humain et quelques-unes sont controversées. De plus, la plupart des études ont été réalisées à partir d’inuline ou d’oligofructose extraits ou pas du topinambour et n’évaluent pas les effets de la consommation usuelle de cet aliment. »

topin

http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/EncyclopedieAliments/Fiche.aspx?doc=topinambour_nu#P80_9022

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